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Samedi soir à Lyon, nous avons vécu un moment d’exception avec Paolo Fresu. Le concert a eu lieu dans le grand auditorium du musée des confluences dans le cadre des jazz days, vibrations du monde, carte blanche à Paolo Fresu, trompettiste sarde, troisième et dernier jour. Pour cette occasion nous retrouvions Diederik Wissels, pianiste, et le Cuncordu e Tenore de Orosei, choeurs sarde, ainsi que le quatuor à corde Alborada. Une magnifique formation pour retracer la mémoire de la musique sarde.

L’introduction du concert était magique : Le quatuor a commencé à jouer, avec un enregistrement de choeurs sardes. Et… de nulle part les premières notes de trompettes de Paolo Fresu ont commencé à retentir, jusqu’à ce que nous nous retournions et comprenions que le trompettiste venait de tout en haut de la salle, et s’approchait de la scène par la même entrée que le public. Ambiance et impressions magiques. Puis, les chanteurs sardes ont fait de même, apparition magnifique depuis le public, la salle entière plongée dans le son, dans la création, si bien auditive que scénique, pulvérisant les limites et les conventions, et nous donnant à nous, spectateurs conquis, une agréable sensation de liberté.

Le concert généreux, émouvant, somptueux, sublime, aurait pu durer bien plus longtemps, nous aurions pu rester, dans cette communion et ce partage de cultures, absolument authentique et noble. En toute simplicité, c’est en plein cœur et avec la magnifique culture sarde que Paolo Fresu aura touché son public, pour une soirée que nous ne sommes pas prêts d’oublier. Pour moi, le meilleur concert de toute ma vie.

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